Dominique DUSZYNSKI

Après avoir passé une dizaine d’années, entre 1983-1992, dans la compagnie de Pina Bausch où elle a dansé dans des spectacles mythiques tels Le Sacre du printemps, Kontakhof, Les 7 péchés capitaux, Viktor, Arien et bien d’autres encore, Dominique Duszynski poursuit son travail de recherche et d’expérimentation en enseignant, mais aussi en créant des chorégraphies pour danseurs et acteurs, en symbiose avec des metteurs en scène ou seule. Elle collabore ainsi à une quinzaine de spectacles différents entre 1992 et 2007.
A partir de 2007, elle reprend le chemin des plateaux en créant le solo Fuga.
L’année suivante, en collaboration avec E. Sammarco et J. Varengo, ils créent ensemble le trio Barroco qu’ils feront voyager de Lyon au Brésil, en passant par l’Italie, la Bosnie et Bruxelles.
En 2009, elle compose et danse le solo Luz créé pour le 9ième Festival Voix de Femmes en Belgique.
Ensuite, c’est sur les berges de la Meuse à Liège, se joignant au projet de l’architecte lumière I.Corten, qu’elle écrit la chorégraphie de Sous les ponts. La même année, elle prend part au projet de Nina Beier, The complete works ,dans le cadre du festival Stuk de Louvain.
En 2011, elle crée Riff, un duo en collaboration avec Zoi Efstathiou à Liège, puis à Bruxelles, et au Brésil l’année suivante.
En 2013, elle fait une reprise de rôle dans le spectacle de R. Hoghe Si je meurs au Théâtre de Liège.
L’été d’après, elle crée Walkabout, une courte pièce faite en 9 jours avec 9 danseurs, présentée à Engis et à Maastricht.
De 2015 à 2018, elle travaille et collabore artistiquement à différents projets de danse, de théâtre et de cirque.

Parallèlement, depuis 2007 jusqu’à ce jour, elle collabore en tant qu’assistante à la chorégraphie et accompagne les créations de Michèle Noiret, artiste associée au Théâtre National de Bruxelles, pour les spectacles Les Arpenteurs, Chambre blanche, Minutes Opportunes, Hors-Champs, Radioscopies, Palimpseste, en tournées nationales et internationales (France, Serbie, Chine, Autriche, Espagne, Italie, Allemagne, Norvège ...). Durant cette période, elle poursuit son rôle d’œil extérieur pour certains chorégraphes dont Ennio Sammarco, Marielle Moralès, Le théâtre de l’Evni.
Aujourd’hui, elle interprète en duo avec la pianiste Nao Momitani sa dernière création Hymne, dont la première mondiale eut lieu en septembre dernier à la 16ème édition du Festival Quartiers Danses de Montréal.

Le cours technique de danse contemporaine : « Toucher l’essence du mouvement »

Dominique Duszynski propose une danse fluide et dynamique qui se compose de travail au sol et de travail debout.

Elle développe 2 approches : l’une globale où on utilise le corps, en un tout énergétique,

et l’autre « détaillée » où l’on aborde le mouvement par l’articulation des différentes parties du corps.
Pour cela, on approfondit sa conscience anatomique et on définit sa géométrie dans l’espace.
On s’imprègne des lignes et du flux qui traversent le corps et révèlent des perceptions profondes.
La puissance des contacts et la relation au mouvement du poids permettent d’ancrer et d’alléger le corps.
Un travail où l’on définit le corps, où l’on aiguise ses connaissances afin d’accéder à l’essence du mouvement.
La danse s’inspire de l’art du mouvement chez Pina Bausch et des éléments de dynamique et d’espace développés par R. Laban.

L’atelier de recherche danse-théâtre : « Corps acteur, Corps danseur »

Les sessions commencent par un échauffement qui inclut technique et improvisation.
C’est par une recherche des contacts et appuis au sol, ou avec partenaire,

que se développent la fluidité et le dynamisme dans le corps.

On combine gestes et mouvements pour investiguer de nouveaux chemins

qui questionnent la présence « active/passive ».

On improvise, on compose entre réceptivité, intuition, décision.
Comme un souffle, la conscience vagabonde, swingue, suit des idées très différentes :

simples ou intenses, dans une danse fluide.

Cette danse-là invite aux petits « courts-circuits », aux mini-voyages intérieurs.
On se déplace du subtil à l’essentiel, du profond au concret, du décontracté à l’engagé.